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Comment ça marche

La contrefaçon ne se combat pas avec un logo.
Elle se combat avec une empreinte.

N’importe qui peut imprimer un autocollant et se déclarer certificateur. Ce qui compte, ce n’est pas ce que le vendeur affirme : c’est ce que l’acheteur peut vérifier lui-même, carte en main, sans rien demander à personne.

Vérifier une carte

Le problème que personne ne règle

Une carte gradée est enfermée dans un boîtier scellé par un organisme de notation. Cela dit que la carte était authentique au moment de la mise sous coque. Cela ne dit rien de ce qui s’est passé ensuite.

Un boîtier peut être ouvert et refermé. Une étiquette peut être imitée. Un numéro de certificat peut être recopié sur une autre carte. Et surtout : rien, dans la carte elle-même, ne dit qu’elle est bien celle du certificat qu’on vous montre.

C’est le trou dans lequel s’engouffrent les contrefacteurs. Pas en fabriquant de meilleurs faux — en recyclant de vrais certificats.

L’empreinte : ce qui rend un exemplaire irremplaçable

Deux cartes sorties de la même presse sont identiques en apparence. Au microscope, elles ne le sont plus. L’encre ne se dépose jamais exactement pareil, le papier a ses fibres, la découpe a ses imprécisions, et chaque manipulation laisse sa trace.

Vaulty relève ces marques, les décrit et les photographie. C’est l’empreinte de cet exemplaire — et elle ne peut pas être transférée sur un autre.

Une distinction que beaucoup confondent

La trame d’impression — la rosette de points que l’on voit au microscope — prouve que la carte sort bien d’une presse officielle. Un faux réimprimé se trahit immédiatement : mauvais angles, points mal formés.

Mais cette trame est la même sur tout le tirage. Elle ne distingue pas votre exemplaire de celui du voisin.

Ce qui le distingue, c’est l’accident : une bavure d’encre à un endroit précis, un choc sur un bord, le tracé d’un autographe. Les deux sont utiles, mais ils ne répondent pas à la même question. Le passeport Vaulty les présente séparément, parce que les confondre reviendrait à promettre plus que ce qui est prouvé.

Quatre briques, quatre rôles distincts

Chacune répond à une question précise. Aucune ne répond à toutes. Nous disons donc, pour chacune, ce qu’elle prouve et ce qu’elle ne prouve pas.

01

L’empreinte

Photos macro et repères décrits

Ce que ça prouveQue la carte que vous tenez est bien cet exemplaire-là, et pas un autre du même tirage.

Ce que ça ne prouve pasElle suppose que vous preniez le temps de comparer. C’est le seul contrôle qui demande un effort — et c’est le plus solide.

02

Le scellé VOID

Numéroté, à marque indélébile

Ce que ça prouveQue le boîtier n’a pas été ouvert depuis l’inspection. Décollé, il laisse une trace qui ne s’efface pas.

Ce que ça ne prouve pasIl protège le contenant, pas le contenu. Un scellé intact sur un boîtier vide resterait intact.

03

La puce NFC

Scellée dans le boîtier

Ce que ça prouveQue le passeport que vous consultez est bien celui attaché à ce boîtier précis. Vous n’avez pas tapé l’adresse : c’est la carte qui vous y a conduit.

Ce que ça ne prouve pasUne puce prouve un lien, pas une authenticité. Elle vous amène au bon passeport ; c’est ensuite à vous de comparer.

04

L’ancrage Polygon

Registre public, inscription datée

Ce que ça prouveQue l’empreinte existait à une date donnée et n’a pas été modifiée depuis. Personne, pas même nous, ne peut réécrire l’histoire après coup.

Ce que ça ne prouve pasLa blockchain garantit la mémoire, pas le jugement. L’authenticité vient de l’inspection physique ; l’ancrage la rend infalsifiable une fois établie.

À la réception : quatre contrôles, une minute

Vous venez de recevoir une carte. Vous ne connaissez pas le vendeur. Voici ce que vous pouvez vérifier vous-même, sans compte et sans matériel.

  1. Le scellé est-il intact ?

    Son numéro doit correspondre à celui affiché sur le passeport. Une marque VOID apparente signifie que le boîtier a été ouvert.

  2. La puce ouvre-t-elle la bonne page ?

    Approchez votre téléphone du boîtier. Si vous avez tapé l’identifiant à la main, refaites-le par la puce : c’est ce qui lie le passeport à l’objet physique.

  3. Les repères correspondent-ils ?

    Le passeport liste les marques relevées en atelier. Retrouvez-les sur la carte. Si un repère manque, ou si vous en voyez un qui n’est pas listé, arrêtez-vous là.

  4. Le vendeur est-il le détenteur inscrit ?

    Le passeport affiche qui détient la carte. Si le nom ne correspond pas, la transaction n’a pas été déclarée : demandez au vendeur d’enregistrer le transfert avant de payer.

Si un seul de ces quatre points échoue, ne concluez pas la transaction.

Signalez-le-nous : nous examinons chaque signalement et pouvons révoquer un passeport. Un passeport révoqué s’affiche en rouge pour tous les acheteurs suivants.

Signaler un problème

Questions fréquentes

Faut-il un compte pour vérifier une carte ?

Non. La vérification est publique et gratuite. C’est l’acheteur qui vérifie, pas le vendeur qui promet : exiger un compte reviendrait à filtrer ceux qui peuvent contrôler.

Deux cartes identiques peuvent-elles avoir la même empreinte ?

Non. La trame d’impression est commune à tout un tirage, mais les accidents ne le sont pas : un point d’encre qui a bavé, une fibre du papier, une micro-rayure. Ce sont eux qui distinguent un exemplaire d’un autre, et ils ne se reproduisent pas.

La blockchain prouve-t-elle que la carte est authentique ?

Non, et c’est important de le dire. L’ancrage prouve qu’une empreinte a été inscrite à une date donnée et qu’elle n’a pas été modifiée depuis. L’authenticité de la carte, elle, vient de l’inspection physique en atelier. La blockchain garantit la mémoire, pas le jugement.

Que se passe-t-il si le scellé est ouvert ?

Le scellé VOID laisse une marque indélébile s’il est décollé. Une carte dont le scellé est ouvert ou rejoué doit être considérée comme sortie de la chaîne : le passeport ne garantit plus que la carte à l’intérieur est celle qui a été inspectée.

Un vendeur peut-il utiliser un certificat Vaulty pour écouler un faux ?

C’est précisément ce que le passeport public empêche. Il affiche le détenteur inscrit, l’historique des transferts et un statut qui peut être signalé ou révoqué. Un vendeur qui n’est pas le détenteur inscrit est visible en quelques secondes, et un passeport signalé s’affiche en rouge.

Vérifiez par vous-même

Prenez n’importe quel identifiant Vaulty et regardez ce qu’il affiche. Y compris ce qu’il n’affiche pas : quand une donnée manque, le passeport le dit.

Inspection et certification en Suisse — Vaulty Protocol, Genève.